Guinée: Une enquête « attentat terroriste » est ouverte contre l’ancien président Condé

L’ancien président guinéen Alpha Condé et plusieurs autres font l’objet d’une enquête judiciaire. Une enquête sur les allégations, notamment de meurtre, de torture, d’enlèvement et de viol, a été annoncée.

Des informations judiciaires ont été déposées contre l’ancien président guinéen Alpha Condé et plusieurs autres pour des crimes présumés, dont des meurtres, des tortures, des enlèvements et des viols, ont annoncé l’affaire Dixinn (centre-ville de Conakry) dans le communiqué du 6 mai et accepté, jeudi 12 mai, par l’AFP.

Le procureur de Dixinn a ouvert ce dossier pour meurtre avec préméditation, meurtre et séquestration, séquestration et séquestration, acte de torture, viol et agression sexuelle, coups et blessures volontaires, actes d’exploitation « commis » en Guinée lors du référendum et des élections générales de mars 2020 et lors des élections présidentielles d’octobre de la même année.

L’enquête judiciaire a également porté sur le dernier Premier ministre d’Alpha Condé, Ibrahima Kassory Fofana, son ancien ministre de la Défense Mohamed Diane, et « plusieurs autres membres », a-t-il ajouté et d’autres détails concernant leur identité.

Le 4 mai, le procureur général de la République de Guinée avait demandé au procureur de Dixinn d’engager ces poursuites « sans délai ». Alpha Condé, 84 ans aujourd’hui, a été évincé le 5 septembre après plus d’une décennie au pouvoir, lors d’un coup d’État mené par le colonel Mamady Doumbouya, ancien commandant en chef des forces spéciales.

Dérive autoritaire de la présidence Condé

Dérive autoritaire de la présidence Condé

Retenu comme prisonnier militaire après le putsch, Alpha Condé a finalement été libéré en janvier aux Emirats arabes unis pour y être soigné. Il est retourné en Guinée à la mi-avril. Junta confirme qu’il est libre de voyager.

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Le procureur général est passé à l’action suite à une action initiée en janvier 2022 par le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), un groupe qui a mené plusieurs mois depuis la contestation d’octobre 2019 contre le troisième mandat d’Alpha Condé.

La pression des protestations, souvent brutale dans ce pays aux motivations politiques, a fait de nombreux morts, presque entièrement de la population.

Le parti n’a pas empêché Alpha Condé, qui est devenu en 2010 le premier président démocratiquement élu après des décennies de régime répressif ou autoritaire, a été réélu en octobre 2020. que la Constitution soit modifiée en début d’année lors des négociations. c’est fortement demandé.

Les défenseurs des droits humains ont condamné l’effondrement de la présidence du président Condé dans ses dernières années.

Transition de trois ans

Transition de trois ans

Depuis septembre 2021, le colonel Doumbouya a investi la présidence. Il s’est engagé à rendre le pouvoir aux citoyens élus.

Mercredi, un organe juridique formé par la junte a fixé une période de changement de trois ans avant que le peuple ne revienne au pouvoir, critiquant ainsi les pays d’Afrique de l’Ouest et la communauté internationale pour une action à court terme.

Cette décision du législateur doit être confirmée par le colonel Doumbouya à une date non communiquée.

En septembre, après le putsch, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) « a insisté pour que le changement soit très court », et que les élections aient lieu dans un délai de « six mois ».

La CEDEAO a suspendu la Guinée après que le putsch a imposé des sanctions à la junte qui a refusé à plusieurs reprises de se conformer à ses exigences.

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